LES BEATNIKS

  

Le mouvement "Beat" trouve son origine dans les années 50 avec les écrivains Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs , rejoints plus tard par Gregory Corso . Plusieurs d'entre eux séjournèrent à Paris, dans les hôtels du Quartier Latin comme le "Beat Hotel" de la rue Gît-le- Coeur. 

Le "nik" de beatnik venait de leurs détracteurs qui les accusaient d'être pro-communistes, d'où le rapprochement avec le mot "spoutnik".

Dans les années 60, les beatniks de New-York écoutaient beaucoup de "folk music" engagée, avec des artistes comme Bob Dylan, Woody Guthrie, Joan Baez, Peter Paul and Mary ou en Angleterre Donovan à ses débuts. Certains ne supportèrent pas l'électrification de  leurs héros, d'où les huées qui accueillirent Bob Dylan les premières fois qu'il se produisit sur scène avec un groupe de rock.

   

On commença à voir plus de beatniks à Paris vers 1965, ils se retrouvaient au square du Vert Galant, au bout de l'ile de la Cité, ou chez Popov, le bar légendaire de la rue de la Huchette, tenu par un couple de vieux russes exilés, où certains pouvaient même passer la nuit dans l'arrière-salle dans leurs sacs de couchage, au son des premiers Dylan, avec dans la poche 'On the Road' de Jack Kerouac. 

Parmi les premiers beatniks, il y avait le Baron de Lima (Rodolphe), étrange personnage, habillé de cuir noir, une bague à chaque doigt, qui avait le chic pour être toujours là où "ça se passait", au moins en matière d'évènements musicaux. Il semblait avoir le don d'ubiquité. Il distribuait à sa "cour" (il était toujours très entouré) des cartes d'"Homme libre" au titre d'une obscure obédience maçonnique. Il appelait les gens "mon frère". Il était aussi - il y a prescription !- pourvoyeur en substances toxiques qu'il appelait les "tickets de métro". Il fut aussi le créateur de bijoux réalisés avec des fourchettes.

Il était en rivalité pour le "leadership" sur les beatniks de Paris avec MOUNA AGUIGUI (André Dupont), vieil anarchiste à vélo et personnage incontournable de la rue parisienne qui nous a quittés en 1999.

Parmi ceux qui fréquentaient "Chez Popov", il y avait aussi Jean-Paul BOURRE ou Philippe BONE

 


le Baron de Lima

Un des hauts-lieux de la "Beat Generation" était la légendaire librairie 'Shakespeare et Company', fondée par Sylvia BEACH et Walt WHITMAN, qui est tenue maintenant par son petit-fils, Georges WHITMAN, rue de la Bûcherie, en face de Notre Dame, un lieu chargé de poésie. Certains routards américains y passaient la nuit, c'est encore le cas aujourd'hui.

Le site , inspiré par William Burroughs et Brion Gysin

"AQUAMARINE 67", des beatniks aux hippies, un roman-vérité franco-américain par Gaëlle Kermen, se passant entre la Contrescarpe et la rue de Buci en 1967.  http://aquamarine67.wordpress.com/about 

Cybartv.org, le site de Looky Molnar qui a bien connu cette époque, entre Paris et Amsterdam.

Jean-Paul BOURRE Guerrier du rêve (Les Belles lettres) 

  Jean AZAREL, Alain JÉGOU et Lucien SUEL Papy Beat Generation