ET LA PRESSE UNDERGROUND


ACTUEL a commencé comme un petit journal de jazz fondé par Claude Delcloo en 1968, puis de Pop Music, repris par Jean Karakos (Mr Lambada). En 1970, nouvelle équipe, nouvelle formule, autour de Jean-François Bizot, Michel-Antoine Burnier, Patrick Rambaud, Bernard Kouchner, puis Claudine Maugendre, Jean-Pierre Lentin, Léon Mercadet et beaucoup d'autres. Le journal se démarque de la presse gauchiste/langue de bois de l'époque et devient vite le magazine de référence de la génération hippie en France. Parmi les sujets traités, tout ce qui a trait à la contre-culture, en phase avec ce qui se passe dans d'autres pays comme les USA, l'Angleterre, l'Allemagne ou la Hollande : la route, les communautés, la drogue, le rock, le cinéma, le féminisme ou l'écologie. Tout s'arrête à l'automne 75 en une sympathique lassitude, la première année où le journal fait des bénéfices (5000 F !).


Alain Dister et Jean-François Bizot

Après deux almanachs, Actuel renaît sous une nouvelle formule en 1979, jusqu'en 1994. Cette fois-ci, l'accent est davantage mis sur les reportages autour du monde, avec de nombreuses photos, et une grande diversité dans les sujets abordés. Mais l'esprit défricheur est toujours là. Pour la petite histoire, c'est dans Actuel que j'ai entendu parler pour la première fois de l'Internet, au début des années 90. Puis l'équipe publie NOVA MAG, City Magazine sur Paris, un peu trop superficiel et avec peu d'articles de fond qui s'est arrêté en 2004. Peut-être un jour "Actuel" renaîtra-t-il une nouvelle fois de ses cendres ? Parallèlement, JF Bizot et sa bande ont créé Radio NOVA, la station de la "sono mondiale". Il a aussi repris, « la radio jazz », avec Frank Ténot (ancien de "Pour ceux qui aiment le jazz" et "Salut les Copains" sur Europe 1). Son immense discothèque était sa fierté

Jean-François Bizot a raconté son combat contre le cancer qu'il appelle "Jack le squatter" dans Un moment de faiblesse. Mais Jack a fini par l'emporter le 8 septembre 2007.

Lieux : Les divers locaux successifs d'Actuel, un 3 pièces de la rue de Richelieu en 1970, l'Impasse Lebouis dans le 14ème et enfin l'immeuble du 33 rue du Faubourg St Antoine dans les années 80. Chez Jean-François BIZOT, à Saint Maur, où il a accueilli pas mal de ses copains.

L'équipe : Jean-François BIZOT - Léon MERCADET - Jean-Pierre LENTIN - Patrick RAMBAUD (HYMA La Hyène) - Michel-Antoine BURNIER - Bernard KOUCHNER - Claudine MAUGENDRE - Patrice VAN EERSEL, qui fondera par la suite Nouvelles Clés avec Marc de SMEDT - Patrick ZERBIB - Jean ROUZAUD - Jean-Paul RIBES - Frédéric JOIGNOT - Philippe AUBERT - Phil CASOAR - Alain BIZOS - Bernard ZEKRI - Rémy KOLPA-KOPOUL - Jocie DREHAUT, et beaucoup d'autres

Jean-François BIZOT et l'équipe d'Actuel ont publié en Novembre 2001 Underground, l'histoire aux éditions Actuel / Denoël, que je vous recommande comme complément à ce site. C'est très bien foutu, riche et complet.

Jean-François BIZOT - Free Press - La contre-culture vue par la Presse Underground

Perrine KERVRAN - Anaïs KIEN Les années Actuel (Les mots et le reste) : livre très intéressant et bien documenté, qui fait le lien entre les diverses périodes du journal et décrit son évolution

 


Jean-François BIZOT




     
    


L'équipe d'"Actuel"

Jean-François BIZOT et Tina WEYMOUTH (Talking Heads) en 1979
photo : Catherine FAUX


LA PRESSE UNDERGROUND

Je ne m'étendrai pas sur les innombrables journaux gauchistes du début des 70s qui racontaient tous plus ou moins la même chose, à savoir que le capitalisme c'était l'ennemi et le communisme l'avenir radieux de l'humanité... On peut adhérer ou pas à ces idées, mais en tout cas elles n'avaient rien de bien nouveau, ni d'underground, leurs références se situant plus du côté du marxisme du XIXème siècle et des ses avatars trotkistes, maoïstes que de la culture alternative des 60s. Je mentionnerai quand même le journal "TOUT" qui tenait un discours allant au delà de l'idéologie politique stricto sensu.

Le POP (Max PETEAU, Gérard SOKA), distribué dans les concerts du même nom, en particulier dans les soirées du dernier étage de la Bourse du Commerce, aux Halles
Le PARAPLUIE, fondé Henri-Jean ENU, avec Gilles YEPREMIAN, Gilles FEVRIER et où Alain PACADIS fit ses débuts,
La revue ZINC
La librairie Parallèlles, qui distribue la presse underground depuis plus de 30 ans


Des Freaks aux Punks: dix ans de contre culture, hommage aux colporteurs de l'imaginaire !!! Pour te mettre en bouche, une revue culte: Zinc. ( Ici la couverture du N° 13 de 1973 ) Ensuite Le Tréponème Bleu Pâle N°1, N°2 (1974) et N° 3/4 (1975) dont je fus le co-fondateur. Alchimie verbale et psychédélisme dérivant de la Contre Escarpe aux Gobelins en passant par Censier et Jussieu. Puis Le Canaille ( N° 4 / 1974 ) Poèsies et BD, localisé dans le 15 ème arrondissement. De 1975, un introuvable Bazooka, le N° 2, Loukhoum breton, un sablé ottoman au regard déja moderne... Et pour terminer A comme N° 6 (1977) suite du TBP, regroupant une pléiade de flibustiers de la free Press. Bon appétit !  
P.S. Aucun lien entre le TBP et le groupe rock Tréponèm Pal. 20 ans les séparent... Le lien musical est plutôt avec Ame - Son , voir le second album Primitive Expression !  
Amitiés Bleues-pâles - Le responsable des archives de l'under press.
Léon COBRA
leoncobra.canalblog.com


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SEPT COLLAGES DE LÉON COBRA

IL ETAIT UNE FOIS LA PRESSE UNDERGROUND


La saga du Tréponème bleu pale


Salut, je suis ROCKING YASET. Je viens de tomber par hasard sur ces pages ou l'on cause de potes que j'ai durablement cotoyés à ACTUEL. Alors... si ça peut t'intéresser, moi itou, je ne suis ni patron dans la pub, ni décideur, ni tenant d'un talk show sur un tv cablée.
Mon journal QUETTON, fondé en Juin 67, dans le wagon de tête de l'underground presse européenne avec L'OEUF en Suisse, OZ en Hollande, ou I.T. en Grande-Bretagne, existe toujours. Sa parution n'a été suspendue que de fin 81 à mi-87. 
Contrairement aux années 70, je ne publie plus 6 ou 8 numéros par an, mais 2 seulement. (Mais, avec des grossous, je repasserais illico à 4 minimum. La matière est là. Les collaborateurs aussi. De Paris ou du Sud de la f' Rance, LIVACHE comme WOLF ne m'ont jamais lâchés. Et c'est tant mieux. LIVACHE publie UBI revue sur ciné, tv, culture. WOLF ne chôme pas, 2 des 4 derniers QUETTONs lui doivent beaucoup). 
MOI, j'ai publié une douzaine d'ouvrages, -poèsie chiffrée, ou bloquage des sons-. Je produis quand on m'invite des lectures publiques, (en ait fait avec VIRGIN PRUNES, TETINES NOIRES, YOK YOK...) et j'expose mes boucliers scupltés de 1M 20 de diamètre quand on veut les voir. Tout ça ne rapportant pas masse, je sévis "plein de sans entrain", dans une Collectivité Locale dite de gauche. De là, je fais du syndicalisme jusqu'à un niveau régional, histoire de continuer à empêcher les boeufs de broutter en rond. un QUETTON sort sous peu. Et des profs de la Fac de Leeds éditent eux même un micro QUETTON en français, qu'ils distribuent dans les seules facs de G.B., quand celà les pîque. (Le NON-SENS de QUETTON est bien vu en Albion). 
Depuis son retour, QUETTON est toujours sorti à 600 exemplaires. De nombreux français expatriées en Allemagne, G.B., Belgique, Italie, Hollande, font le gros de notre lectorat. ya itou dans ces pays et d'autres (USA inclus) des francophiles qu'on intéresse visiblement. Voilà... A un de ces 4.

yaset-revuequetton007@caramail.com
ou Yaset, Revue QUETTON, BP 344. 50103 Cherbourg Cédex 

http://quetton.over-blog.com